Travail à l’école de Saint Didier-Sous-Ecouves

Ils s’appellent Héloise, Maëlys, Ninon, Solène, Line, Timthé, Lise, Elena, Ethan, Marion, Nathanaël, Ely, Ambrine, Ethan et Jérome et ils sont les élèves de la classe de CEI-CE2 de cette année 2017-2018 à l’école de Saint Didier-Sous-Ecouves, situé à 4 km de chez moi.

C’est avec eux que j’ai pu à nouveau, expérimenter le travail avec les plus jeunes. Nous avons passé 5 séances d’une heure réparties sur le mois de janvier 2018.

Les deux premières séances ont servi à la préparation, c’est à dire, dans un premier temps à la teinture du tissu à l’indigo, en bleu, avec la plante qui porte le nom « d’indigotier des teinturier ». Nous avons commencé par monter la cuve ensemble, puis les élèves ont, par groupe de 7 ou 8, préparé les tissus à l’aide de billes et d’élastiques pour constituer des réserves et ainsi créer des motifs sur le tissu. Ensuite, les tissus ont été plongés dans la cuve pendant environ 20 minutes (nous avons rencontré une petite difficulté lors de la première séance, les tissus du premier groupe ont donc une teinte plus claire que ceux du deuxième groupe).

La deuxième partie de cette préparation fut la création du motif. Pour cela, chaque élève était en possession d’un carré dessiné sur une feuille représentant les contours de la broderie et d’une deuxième fiche remplie de motifs à découper. Ainsi, chacun a pu choisir, découper et coller les motifs qu’il voulait.

J’ai réalisé la transcription de chaque composition chez moi, une fois les tissus secs. Pour cela, j’avais au préalable copié et piqué chaque motif sur un papier calque assez épais, à l’aide duquel j’ai réalisé le ponçage (pose du calque sur le tissus et à l’aide d’une poncette (petit outils en feutrine) on frotte une poudre composé de pigment et de résine qui marque le dessin sur le tissu en passant au travers des trous, poudre fixé par vaporisation d’alcool). Enfin, j’ai repris chaque trait au crayon de couture qui s’efface à l’eau pour que ce soit plus visible.

Par la suite, chaque tissu fut tendu sur un tambour à broder, pour faciliter le travail. Puis, les 3 dernières séances ont servi à broder les motifs au « point arrière » avec un fil de laine. Le travail de broderie fut plus ou moins réussi selon les élèves, mais tous y ont mis beaucoup de cœur et de concentration. Certains un peu plus avancés ont pu découvrir le « point de boulogne ».

Lors de la dernière séance nous avons avancé au maximum chaque broderie et avons, pour finir, retiré les tambours et observé le travail rendu. Pour faire disparaître les marques laissés par le tambour, il suffit de mouiller et de repasser le tissu.

Je remercie toute la classe pour l’attention portée à ces ateliers ainsi que pour leur gentillesse et leur bonne humeur. Ce fut un plaisir de travailler avec eux.